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La Pelée, l’éruption

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L’éruption du 08 mai 1902 

Le matin du 8 mai entre huit heures moins le quart et huit heures, selon les témoins, une formidable explosion secoue la région :  » Un grondement assourdissant remplit l’air, tandis que le sommet du Mont Pelé s’écarte en une gigantesque explosion « 

D’énormes nuages noirs sillonnés d’éclairs s’élèvent à une hauteur vertigineuse. Ceux-là couvriront l’île de cendres. Une énorme masse d’allure identique, chauffée à huit cents degrés, dévale les pentes. Les bords progressant plus vite que le centre, elle semble se diviser en deux. Puis, l’étau se referme et vers 8 heures la ville de Saint-Pierre est anéantie par une épouvantable catastrophe : L’horizon devient noir comme de l’encre, une pluie de petites pierres et de cendres s’abat sur la ville. Les fidèles désertent l’église. Par trois fois, la mer se retire. Les Foyalais sont pétrifiés. Que se passe-t-il à Saint-Pierre ? Une nuée ardente faite de gaz enflammés, de cendres et de blocs incandescents se répartit à une vitesse foudroyante tout autour du volcan puis détruit en quelques secondes la ville et les navires en rade. Ce qui reste est en feu. «  Vers huit heures, le volcan projeta une masse considérable de fumée et de pierres. Sitôt après la trombe de feu, instantanément toute la ville était en flammes, les navires démâtés et incendiés. La pluie de roches dura un quart d’heure. « 

Moins de deux minutes après l’explosion, environ vingt-huit mille personnes sont mortes ou agonisent, atrocement brûlées.Il n’y eu aucun survivants à Saint-Pierre sauf deux hommes: le cordonnier Léon Compère et le prisonnier Louis-Cyparis.
Grand amateur de rhum, quelques jours avant l’éruption, Cyparis se fait arrêter par les gendarmes. Il s’échappe une première fois, puis se constitue prisonnier sous l’emprise de l’alcool.

On l’enferme dans un cachot légèrement enfouit sous terre. Le 8 mai 1902 au matin, Cyparis croit se réveiller en enfer, des vapeurs suffocantes pénètrent le cachot, protégé par les murs de son épais cachot, le prisonnier est épargné par le nuage de mort.

Dehors il n’y a plus que des ruines fumantes. Saint-Pierre est rayé de la carte.

Cyparis sera gracié par la suite.

 Il y eu environ 28000 morts à Saint-Pierre (chiffre évalué par le professeur Lacroix. Ce fut une mort rapide, peu nombreuses furent les personnes qui se souciaient de la Montagne, chaque habitant s’en allait à leurs occupations habituelles au moment où la catastrophe a eu lieu.

Les rares survivants qui ont pu éviter les nuées ardentes sont décédées suite à d’horribles souffrances (leurs vicères et leurs poumons étaient brûlés).

D’autres personnes ont pu être sauvées car elles se trouvaient sur les hauteurs ou sur les bâteaux dans la rade. Bons nombres de bateaux ont coulés suite au passage de la nuée donc les survivants ne furent pas nombreux, certains ont eu la vie sauve car leur brusque immersion les a protégée de la chaleur.

La ville convertie en un immense brasier s’étendant sur le littoral avoisinant de Saint-Pierre, forme ainsi une colonne de feu depuis le village du Carbet jusqu’au bourg du Prêcheur.

Les effets de la poussée volcanique se firent sentir jusqu’a Fort-de-France ou l’on reçut une pluie de cendres et de pierres de la grosseur d’une noisette, pesant de 7 a 10 grammes. Toute l’île fut couverte d’une épaisseur de cendres d’environ 3 millimètres.

Source : http://perso.orange.fr/dmo/martinique/montpelee/

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